dominici 2017

[Vendredi 09 mars à 20h45 ] spectacle « Moi, Gaston Dominici, assassin par défaut »

Théâtre

Moi, Gaston Dominici , assassin par défaut

Texte André Neyton / Mise en scène / André Neyton
Avec Christiane Conil - Jacques Maury - André Neyton - Sophie Neyton

Dans la nuit du 4 août 1952 une famille anglaise est assassinée sur le bord d’une route des Alpes de Haute Provence où elle bivouaquait. Gaston Dominici, propriétaire de la Grand Terre à quelques mètres du crime, va être accusé par deux de ses fils d’en être l’auteur. Il sera condamné à mort sans que sa culpabilité ait été prouvée.

« Tout accusé disposant d’un vocabulaire de deux mille mots serait sorti à peu près indemne de ce procès. », écrit Jean Giono qui y assista.

Le spectacle pénètre le drame de ce paysan provençal qui vit cette accusation à travers une confrontation dominée par l’incommunicabilité et le poids des décalages culturels. Devant l’incapacité de l’enquête à trouver avec certitude le coupable, Gaston Dominici, vieillard quasi illettré, au parler français approximatif, se trouvera tout désigné pour répondre à l’impatience de l’opinion publique dans la plus passionnante affaire criminelle de l’après guerre qui garde encore aujourd’hui son secret.

Personnage exceptionnel par son assurance et son intelligence, Gaston Dominici parvient néanmoins à affronter dignement le tribunal, amusant même l’auditoire par l’impertinence de certaines réparties. Mais ce vieux paysan façonné par des codes étrangers au monde judiciaire, Personnage exceptionnel par son assurance et son intelligence, Gaston Dominici parvient néanmoins à affronter dignement le tribunal, amusant même l’auditoire par l’impertinence de certaines réparties. Mais ce vieux paysan façonné par des codes étrangers au monde judiciaire, s’exprimant parfois dans sa  langue naturelle, le provençal, ou dans un français qui n’en est que la traduction scolaire, pouvait-il gagner ce procès qui inspirera à Roland Barthes ces mots : « Nous sommes tous Dominici en puissance, non meurtriers, mais accusés privés de langage, ou pire, affublés, humiliés, condamnés sous celui de nos accusateurs » ? Pouvait-il échapper au poids des préjugés qui en découlent et qui vont en faire un bouc émissaire alors que l’on s’interroge encore aujourd’hui sur l’identité du vrai coupable ? L’instrumentalisation de la parole, le poids de l’incompréhension due aux décalages culturels et à ceux du langage  n’orienteront-ils pas l’enquête et les débats  sur ce coupable idéal pour forger l’intime conviction qui conduira au verdict ?nt parfois dans sa  langue naturelle, le provençal, ou dans un français qui n’en est que la traduction scolaire, pouvait-il gagner ce procès qui inspirera à Roland Barthes ces mots : « Nous sommes tous Dominici en puissance, non meurtriers, mais accusés privés de langage, ou pire, affublés, humiliés, condamnés sous celui de nos accusateurs » ? Pouvait-il échapper au poids des préjugés qui en découlent et qui vont en faire un bouc émissaire alors que l’on s’interroge encore aujourd’hui sur l’identité du vrai coupable ? L’instrumentalisation de la parole, le poids de l’incompréhension due aux décalages culturels et à ceux du langage  n’orienteront-ils pas l’enquête et les débats  sur ce coupable idéal pour forger l’intime conviction qui conduira au verdict ?

 

La Marseillaise – Grâce au talent littéraire de Neyton, la pièce ouvre la boîte de pandore de cette triste affaire, dont Giono disait qu’elle avait des allures de tragédie grecque. Une belle méditation poétique sur le sens de la justice et de la culpabilité, et finalement, sur le destin des hommes.

 

Tarifs : 12 € / 10 €
Réservation : 04 90 57 79 36

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